Gestion: Proposé le 28 avril 2020 par Max Bertin actualisé le 03 septembre 2023
En ces temps de pandémie due au Covid-19, les fake news pullulent et se propagent plus vite que la maladie puisque le temps d'incubation est quasi-nul.
Nous vivons, à notre insu, dans un monde frelaté où tout n'est que faux-semblant, un univers de fake news, de contre-vérités institutionnalisées, de "l'en même temps" possible et impossible, du "quoi qu'il en coûte", en omettant de dire que c'est dans le portefeuille des contribuables directs ou indirects et plus largement des citoyens qu'est puisée cette manne financière si généreusement distribuée, des zéros sociaux qui n'ont aucune, ou si peu, de valeurs sociales.
Outils incontournables des professionnels de la communication, les réseaux sociaux numériques qui n'ont rien à voir avec le concept initial sont-ils, pour autant, des sources d'informations fiables?
Les réseaux sociaux ont deux principales utilisations :
L'usage s'en est dévoyé, même le particulier fait du "personal branding" et du "storytelling" dans un nombre limité de caractères et de photos, mises en scène voire truquées.
La publicité, c'est de la propagande en faveur d'un produit, d'un service, d'une marque.
Les programmes et les promesses politiques ne sont rien d'autres que de la propagande, même si le terme à des relents nauséabonds, en faveur d'idées auxquelles ne croient plus, à quelques égarés près, ni le personnel politique ni les citoyens.
La propagande, publicitaire ou politique, n'a qu'un seul but vous faire prendre des vessies pour des lanternes, ma lessive lave plus blanc que blanc ou un égal bonheur pour tous et vous faire adhérer à des modes contraints d'ultra-consommation et de prêt-à-penser.
En résumé, tout individu ou groupe d'individus qui a quelque chose à vendre, à proposer utilise la propagande au moyen, notamment, des réseaux sociaux.
Tout comme l'on savait que la réclame, la pub d'avant la pub, enjolivait la réalité, les réseaux sociaux, en général et ceux d'entreprises ou d'organes politiques, en particulier, dénaturent la réalité.
Le quidam qui s'affiche en diverses situations, selfies aidant, n'aménage-t-il pas la réalité?
La désinformation est accentuée par la répétition ad nauseam et par la technique. L'information produite via les médias sociaux est performative. Parce qu'affichée, l'information serait vraie. Nombreux sont les bouffons qui, sans distanciation, ni sens critique, sont prêts à croire et à relayer tout et n'importe quoi.
Tous ces aficionados des médias sociaux se soumettent volontairement à l'observation permanente de leurs faits et gestes, alimentant les moyens de mieux les circonvenir, mieux les contrôler et, finalement, mieux les asservir.
Alors, les zéros sociaux sont-ils des sources d'informations fiables ?
La réponse est, on ne peut plus simple : Ignorer les médias sociaux !
Commentaire: En délaissant les zéros sociaux, vous pourriez mettre fin à l'hégémonie de ces plateformes qui gagnent de l'argent à vos dépens et pourrissent votre quotidien. De plus, vous feriez un geste pour la planète en diminuant votre consommation d'électricité directe ou induite.
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